Méga panne EDAN : La SEEG crie au sabotage, saisit la justice et promet des dédommagements à ses clients
L’affaire de la panne géante du réseau EDAN vient de prendre une tournure judiciaire. Ce mercredi 17 juin, au terme de quarante-huit heures de paralysie ayant plongé de nombreux foyers et commerces gabonais dans le noir, Steeve Saurel Legnongo, l’administrateur directeur général (ADG) de la Société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG), est sorti de son silence. Lors d’une déclaration solennelle cette fin d’après-midi, le patron de l’entreprise publique a livré les conclusions préliminaires des investigations techniques, révélant que l’effondrement du système d’achat d’unités électriques n’était pas fortuit, mais bel et bien le résultat d’un acte de malveillance ciblé.
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Avant d’aborder les causes de ce crash informatique, Steeve Saurel Legnongo a tenu à faire amende honorable face à la détresse des usagers. Reconnaissant l’impact désastreux de cette coupure sur le quotidien des ménages et de l’économie locale, l’ADG a présenté des excuses publiques, tout en annonçant le rétablissement effectif du service sur l’ensemble du territoire. Il a par ailleurs réaffirmé son alignement sur la vision du président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, pour qui l’accès inaliénable à l’eau et à l’électricité constitue une cause nationale absolue.
Des compensations automatiques pour restaurer la confiance
Pour joindre l’acte à la parole, la SEEG a dévoilé un train de mesures visant à dédommager les clients lésés. Le responsable a garanti qu’aucun usager ne perdrait le fruit de ses transactions avortées durant la crise. « Toute transaction débitée sans que les unités aient été reçues sera intégralement restituée sans démarche compliquée », a-t-il fermement assuré. Une décision qui vise à apaiser la légitime colère des consommateurs ayant vu leurs comptes bancaires ou portefeuilles mobiles débités dans le vide au plus fort de la panne.
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Allant plus loin qu’un simple remboursement, l’entreprise s’est engagée à verser des indemnisations directes. « Et parce que nos excuses ne suffisent pas, des décisions compensatoires seront prises, elles seront versées automatiquement et selon les modalités que nous indiquerons », a précisé Steeve Saurel Legnongo. Cette initiative inédite a été présentée non pas comme une faveur, mais comme la reconnaissance des préjudices subis par la population, une étape perçue comme indispensable pour espérer regagner la confiance des abonnés.
Plainte déposée et tolérance zéro face au sabotage
Cependant, le point d’orgue de cette adresse réside dans la révélation des causes réelles de cet incident majeur. Loin d’une simple obsolescence des serveurs ou d’un banal dysfonctionnement, les enquêtes internes pointent vers une attaque délibérée. « Des incidents techniques sérieux font apparaître des actes de malveillance, assimilables à un sabotage ayant affecté une partie de nos systèmes informatiques », a tonné le patron de la SEEG, jugeant inacceptable que les citoyens soient ainsi pris en otage par des comportements irresponsables cherchant à torpiller les efforts de redressement soutenus financièrement par l’État.
Face à la gravité de ces actes de déstabilisation, la réplique institutionnelle se veut implacable. La direction a officiellement saisi la justice ce mercredi, en déposant une plainte étayée par les éléments de preuve recueillis en interne et transmis aux autorités compétentes. Refusant de couvrir la moindre manœuvre destinée à nuire au service public, la direction générale a promis que les coupables répondront de leurs actes devant la loi. En parallèle, un vaste chantier de renforcement en profondeur de la résilience des systèmes d’information a été acté, afin de garantir que l’accès à ces droits fondamentaux ne puisse plus jamais être interrompu de la sorte.
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