Bouma : Les autorités sanitaires gabonaises en alerte après la mort inexpliquée d’une cinquantaine de chiens
Face à une surmortalité canine inhabituelle près d’Okondja, les autorités sanitaires gabonaises ont mis en place un dispositif d’alerte sanitaire dans la province du Haut-Ogooué (sud est). Depuis le vendredi 3 avril, rapporte ce dimanche l’AGP, les services de santé gabonais enquêtent sur la mort d’une cinquantaine de chiens dans le village de Bouma, une situation qui mobilise d’importants moyens scientifiques et médicaux.
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Alertées par les riverains, les autorités provinciales ont rapidement coordonné une mission d’évaluation, déployée sur le terrain dès la matinée du samedi 4 avril. Cette équipe de terrain, partie de Franceville, est intervenue à Bouma, une localité située à une trentaine de kilomètres d’Okondja, dans le département de la Sébé-Brikolo. Le dispositif réunit la base épidémiologique du Haut-Ogooué, le service provincial d’hygiène publique, des chercheurs du Centre Interdisciplinaire de Recherches Médicales de Franceville (CIRMF), ainsi que le médecin-chef de l’hôpital départemental d’Okondja.
Une chronologie atypique sous enquête
Sur les lieux, les équipes sanitaires ont procédé au recueil des données auprès des propriétaires des animaux. Le constat factuel fait état d’un bilan lourd : plus de cinquante chiens sont morts, et le village ne compte à ce jour qu’un seul survivant recensé. Selon les données épidémiologiques préliminaires fournies par les habitants, les premiers cas isolés remonteraient à plus de trois ans, mais le taux de mortalité a connu une nette accélération au cours des derniers mois.
Une vue des équipes déployées
Lors des entretiens, les villageois ont indiqué que l’eau issue des sources locales, consommée régulièrement, ne présentait aucune altération visible, fournissant ainsi une première indication aux enquêteurs concernant les hypothèses environnementales.
Protocoles scientifiques et sécurisation sanitaire
Pour déterminer l’étiologie de cette épizootie, les protocoles de recherche ont nécessité l’exhumation de carcasses sous la supervision des spécialistes du CIRMF. Des prélèvements biologiques ciblés, principalement sanguins et nasopharyngés, ont été effectués sur les dépouilles et transférés en laboratoire pour des analyses approfondies.
En parallèle de la collecte de données scientifiques, des mesures de santé publique ont été immédiatement appliquées. Le service provincial d’hygiène a procédé à la désinfection systématique des zones où se trouvaient les animaux morts. Les équipes médicales ont également dispensé des consignes de prévention aux habitants sur les règles d’hygiène à observer en cas d’urgence sanitaire liée aux animaux. Les autorités restent désormais dans l’attente des résultats de laboratoire pour statuer sur la cause exacte de cette mortalité en série.
@info241.com
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