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Soudan : MSF alerte sur l’ampleur des violences sexuelles utilisées comme arme de guerre au Darfour

Soudan : MSF alerte sur l’ampleur des violences sexuelles utilisées comme arme de guerre au Darfour
Soudan : MSF alerte sur l’ampleur des violences sexuelles utilisées comme arme de guerre au Darfour © 2026 D.R./Info241

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La tragédie humanitaire qui ravage le Soudan s’accompagne d’une horreur indicible pour les populations civiles. Dans un rapport accablant publié ce mardi 31 mars, l’organisation non gouvernementale Médecins sans frontières (MSF) documente la gravité des abus perpétrés dans la région occidentale du Darfour. Selon l’ONG, les paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR) et leurs milices alliées multiplient « délibérément » ces exactions sexuelles pour « humilier et terroriser » les habitants. Ce conflit, qui oppose l’armée régulière aux FSR depuis près de trois ans, a déjà engendré la « pire crise humanitaire au monde », avec des dizaines de milliers de morts et environ onze millions de personnes déplacées.

Loin d’être des incidents isolés, ces crimes constituent une véritable stratégie militaire, que l’organisation humanitaire dénonce comme une « arme de guerre et moyen systématique de contrôle des populations civiles, en violation du droit international humanitaire ». Entre janvier 2024 et novembre 2025, les structures médicales soutenues par MSF dans le nord et le sud du Darfour ont pris en charge au moins 3 396 survivants, dont 97 % de femmes et de jeunes filles. Un bilan glaçant qui ne représente pourtant qu’une infime « fraction de la réalité » sur le terrain. Ces atrocités s’inscrivent dans une logique implacable de « punitions collectives infligées aux civils » , frappant « souvent selon des lignes de fractures ethniques ».

Le document détaille notamment les conséquences de l’assaut lancé en avril 2025 par les FSR contre le camp de déplacés de Zamzam, abritant près de 500 000 personnes. Les équipes soignantes y ont traité 150 victimes de « violences sexuelles généralisées » ciblant spécifiquement la communauté Zaghawa. Des témoignages similaires ont afflué après la chute d’El-Fasher en octobre 2025, dernier bastion de l’armée dans cette zone où l’ONU évoque de potentiels « actes de génocide » . Constatant que le viol est redevenu une caractéristique définissant ce conflit et rythme atrocement le quotidien sur les routes ou les marchés, Ruth Kauffman, responsable de la santé d’urgence de l’ONG, résume l’essence de cette tragédie : « Cette guerre se fait sur le dos et le corps des femmes et des filles ».

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