Présidentielle 2025 : L’Intérieur convoque les candidats sur leurs comptes de campagne

À dix jours de l’élection présidentielle gabonaise du 12 avril, le ministère de l’Intérieur serre la vis sur la gestion des comptes de campagne. Dans un communiqué lu mardi soir à la télévision publique, le ministre Hermann Immongault a convoqué les mandataires financiers des 8 candidats en lice à une réunion conjointe avec la Cour des Comptes, prévue le vendredi 4 avril à 10 heures. L’objectif affiché est clair : mettre de l’ordre dans les finances électorales et éviter toute dérive.

« Le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, président de la Commission nationale d’organisation et de coordination des élections et du référendum (CNOCER), porte à la connaissance des mandataires financiers des candidats à l’élection du président de la République du 12 avril prochain qu’une réunion conjointe ministère de l’Intérieur – Cour des Comptes aura lieu le vendredi 4 avril 2025 à 10 heures, au ministère de l’Intérieur », a précisé le communiqué. Une annonce qui ne manque pas de faire réagir, tant la question du financement de la campagne reste un sujet sensible.
Le communiqué gouvernemental
Le ministère justifie cette initiative en s’appuyant sur le cadre légal en vigueur. « Cette réunion portera sur le régime applicable aux comptes de campagne électorale, conformément aux dispositions combinées des articles 109 alinéa 3, 110 de la Loi organique n° 001/2025 du 19 janvier 2025 portant Code électoral en République gabonaise et 4 du décret n° 0111/PR/MIS du 14 février 2025 fixant le contenu et la forme des comptes de campagne électorale ». Une manière de signifier aux candidats que tout manquement pourrait être sanctionné.
Dans son communiqué, le ministre insiste sur l’importance de cette rencontre : « La présence de tous les mandataires précédemment cités est de rigueur ». Un avertissement à peine voilé pour ceux qui pourraient être tentés d’ignorer la convocation. Pour rappel, le nouveau Code électoral a instauré et plafonné la tenue de comptes de campagne. Les fonds pour le premier tour sont plafonnés à 10 milliards à respecter scrupuleusement sous peine de sanctions.
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