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Gabon : Un habile cambrioleur de 24 ans tombe après avoir dérobé pas moins de 14 millions

Gabon : Un habile cambrioleur de 24 ans tombe après avoir dérobé pas moins de 14 millions
Gabon : Un habile cambrioleur de 24 ans tombe après avoir dérobé pas moins de 14 millions © 2026 D.R./Info241

Qui a dit que les jeunes gabonais n’avaient pas d’incroyables talents ? Un d’eux s’est malheureusement fait prendre cette semaine par les services de la police judiciaire de la capitale économique gabonaise. Jean-Marie Moussounda, alias « Tchitcha », 24 ans, le présumé cambrioleur au mode opératoire pour le moins singulier a été mis hors d’état de nuire. Spécialisé, selon les enquêteurs, dans les commerces de quincaillerie, le jeune gabonais a été placé en détention provisoire ce vendredi 10 avril, après son passage devant le parquet. Le préjudice global des vols qui lui sont reprochés est estimé à près de 14 millions.

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D’après des sources proches de l’enquête consultées par Info241, le mis en cause a reconnu son implication dans au moins deux cambriolages commis entre 2024 et 2026. Ce qui retient l’attention dans ce dossier, au-delà des montants évoqués, c’est la méthode décrite : repérage, intrusion nocturne, découpe de toiture et fuite rapide. Une mécanique bien rodée, presque déroutante par sa précision.

Le toit comme porte d’entrée

Le premier cambriolage remonterait à janvier 2024. Selon les éléments recueillis, Jean-Marie Moussounda aurait agi avec un complice aujourd’hui incarcéré. Tous deux se seraient introduits dans une quincaillerie en découpant la toiture en aluminium à l’aide d’un outil tranchant. Une fois à l’intérieur, ils auraient mis la main sur environ 8 millions de francs CFA avant de disparaître dans la nature.

Le jeune homme dans les mains de la police

Face aux enquêteurs, le suspect n’a pas nié les faits qui lui sont reprochés. « C’est à cause de mes conditions de vie, je n’avais personne pour m’encadrer car mes parents sont morts. Mon premier vol, c’est un vol de huit millions. Je passais par là, l’endroit m’a attiré et je suis monté par les grilles. J’ai fait un trou à la toiture, à l’intérieur je suis directement allé à la caisse et j’ai pris l’argent. Il y avait huit millions, ça, c’est mon premier vol » , a-t-il déclaré.

De l’argent vite parti

Le reste de son récit ajoute une dimension encore plus inattendue à l’affaire. Le jeune homme affirme avoir utilisé une partie de l’argent volé pour régler certaines dépenses personnelles et venir en aide à des personnes en difficulté. « J’ai aidé des gens en très mauvaises conditions avec cet argent quand ils en avaient besoin. J’ai pu faire mes papiers et cela m’a également permis de me faire circoncire. Malheureusement, on m’a également volé dans cet argent quatre millions », a-t-il confié.

Le mis en cause avant son placement en détention

Le second vol, estimé à près de 6 millions de francs CFA, aurait été commis au quartier Salsa. Là encore, le scénario a de quoi étonner. Le suspect explique avoir d’abord observé les lieux avant de revenir le lendemain soir. Dans la boutique, il aurait fouillé le comptoir et découvert deux sachets contenant chacun 3 millions de francs CFA. Comme si cela ne suffisait pas, il reconnaît aussi avoir emporté un téléviseur de 32 pouces, revendu ensuite pour seulement 40 000 francs CFA.

Un flair revendiqué, une chute brutale

Au fil de son audition, Jean-Marie Moussounda a tenu des propos qui laissent entrevoir une logique personnelle assez troublante. « Avec l’argent, j’ai fait pareil, sans investir. Parfois, je marche simplement et lorsque je sens que la zone me permet d’opérer, je m’arrête. En fait, je suis attiré par certains endroits » , a-t-il expliqué. Une phrase qui donne au dossier un relief presque insolite, tant elle décrit le cambriolage comme une intuition de rue.

Mais derrière cette étrangeté apparente, la justice retient surtout la répétition des faits, la préparation des opérations et l’ampleur du préjudice. Le parquet a donc ordonné son placement en détention provisoire. Les enquêteurs cherchent désormais à établir si d’autres cambriolages pourraient lui être attribués et si d’éventuels complices ont participé à ses expéditions nocturnes.

Une autre affaire bien plus grave

L’affaire prend toutefois un tour autrement plus sérieux avec un second dossier judiciaire visant le même prévenu. Le jeune homme est également poursuivi dans une procédure portant sur des faits présumés de viol sur mineure de moins de 15 ans. Sur ce point, il a lui aussi livré sa version devant les enquêteurs.

« C’est elle qui m’a dragué et je suis tombé. On a eu des rapports deux fois ensemble. On se rencontrait le plus souvent au quartier Badamier vers 19h-20h au mois de mars. Elle m’a dit qu’elle prenait 17 ans, mais elle a 16 ans. Je ne savais pas qu’au regard de la loi son âge allait m’apporter des problèmes », a-t-il déclaré. À ce stade, il revient à la justice de faire toute la lumière sur l’ensemble des faits reprochés dans ce dossier désormais suivi de près à Port-Gentil.

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