Hantavirus : Le Gabon renforce sa surveillance aux frontières malgré l’absence de cas sur son territoire
Le Gabon se veut rassurant, mais reste en alerte. Dans un communiqué de presse daté du 16 mai et parvenu à Info241, le ministère de la Santé affirme qu’aucun cas suspect ni contact lié au foyer d’Hantavirus, souche Andes, n’a été détecté sur le territoire national. L’épidémie, notifiée à l’Organisation mondiale de la Santé le 2 mai après sa détection sur un navire de croisière en Atlantique Sud, a déjà entraîné trois décès et 11 cas confirmés, tous placés à l’isolement dans leurs pays respectifs.
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Selon le ministère, plusieurs cas parcellaires ont ensuite été identifiés, notamment en Europe. Les cas confirmés sont suivis dans le cadre d’une réponse internationale coordonnée, incluant des enquêtes épidémiologiques, l’isolement des malades, la gestion clinique, les évacuations médicales, les tests en laboratoire, la recherche des contacts, la quarantaine et la surveillance. Les cas contacts, eux, sont suivis, testés négatifs à ce jour et mis en isolement afin de limiter toute propagation.
Une souche sévère, mais rare en Afrique
L’Hantavirus humain se transmet principalement par contact avec l’urine, les excréments ou la salive de rongeurs infectés. La contamination peut également se produire en touchant des surfaces souillées ou par inhalation de poussières contaminées. D’après le communiqué, l’incubation dure entre une et six semaines. Les premiers symptômes peuvent faire penser à une grippe, avec fièvre et courbatures, avant une évolution possible vers un syndrome cardio-pulmonaire sévère, accompagné de détresse respiratoire, voire de coma.
Le communiqué officiel
Le ministère rappelle que la souche Andes est particulièrement préoccupante, avec une létalité estimée entre 30 % et 60 %. Toutefois, les cas humains demeurent très rares en Afrique, avec des signalements cités au Cap-Vert et en Afrique du Sud. La souche Andes est surtout retrouvée chez les rongeurs d’Amérique du Sud, ce qui rend le risque zoonotique très faible sur le continent africain. Mais les autorités sanitaires gabonaises soulignent que, dans un contexte de circulation mondiale des voyageurs, « le risque zéro n’existe pas ».
Surveillance renforcée dans les aéroports
C’est dans cette logique de précaution que le ministère de la Santé annonce plusieurs mesures. La surveillance épidémiologique est renforcée au niveau des aéroports internationaux. Le personnel de santé est également sensibilisé afin de mieux repérer d’éventuels cas suspects. Des cartes de renseignement sont distribuées à tous les passagers internationaux pour faciliter le suivi sanitaire en cas de besoin.
Les autorités appellent par ailleurs les populations à maintenir les gestes essentiels de prévention. Le ministère recommande de se laver régulièrement les mains et de garder son domicile salubre, en évitant tout ce qui pourrait favoriser la prolifération des rongeurs et autres vecteurs. Cette prudence vise à réduire les risques de contamination, même si aucun signal d’alerte n’a été enregistré au Gabon à ce stade.
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