La police gabonaise réfute les accusations d’agression de ses agents sur un riverain à Sotega
48 heures, c’est le temps qu’il aura fallu à la préfecture de police de Libreville pour réagir à l’agression commise par ses agents sur un riverain à Libreville. Mercredi, la toile a été inondée d’images d’une intervention de police où les agents se sont mis à plusieurs pour rouer de coups un riverain. Une scène qui a suscité colère et un vive émoi chez les Librevillois. Dans un communiqué parvenu à la rédaction d’Info241 ce vendredi, la préfecture de police qui ne reconnait pas la bavure, tient à rassurer « {les populations que ledit agent a été mis aux arrêts pour une durée indéterminée} ».
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Les forces de police gabonaise n’ont pas fini d’avoir mauvaise presse. Après l’agression à lacrymogène à bord d’un taxi-bus d’un jeune élève à Libreville le 8 décembre 2017, la police gabonaise s’est à nouveau illustrée par une énième bavure qu’elle fait mine de ne pas reconnaître. L’action de police controversée aurait fait deux blessés dont un policier.
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Cette fois, les forces de l’ordre s’en sont pris violemment à des riverains en conflit. Sur plusieurs vidéos qui ont fait le tour des réseaux sociaux dès la survenue de l’incident au quartier Sotega, on y distingue clairement cinq policiers s’en prendre à un homme cloîtré au sol par un balayage avant de recevoir plusieurs coups de matraque desdits forces de l’ordre.
{La vidéo de l’agression}
Selon le communiqué de presse de la préfecture de police de Libreville publié ce vendredi, une nouvelle fois incriminée par cette énième bavure, interventionnisme musclée de ses agents « {a bien été prescrite par la direction de la Sécurité publique (DSP)} » à la suite d’une plainte déposée par une des épouses d’un général à la retraite. Les policiers sont donc intervenu à la suite d’une « {violente rixe entre les deux épouses} » ayant « {troublé l’ordre public} ». Ce, en raison « {d’un litige foncier} » actuellement en instance devant les tribunaux gabonais.
Pour la préfecture de police qui prend le parti de ses agents pourtant fautifs, « {une équipe d’intervention qui avait pour mission de rétablir l’ordre troublé par cette rixe des deux familles, a été envahie et prise à partie par les riverains} ». C’est donc les riverains qui se seraient rués sur les policiers. Avant d’ajouter : « {Le chef d’équipe cherchant à discuter avec l’une des parties, a reçu un coup de poing dans le visage. Toute chose qui a entraîné la réaction déplorable des agents} ».
Devant la gravité des accusations légitimes posant sur ses agents, la préfecture reconnait tout de même « {le manque de retenue et de maîtrise du policier auteur du coup de matraque sur l’un de leurs agresseurs} », alors que l’on distingue bien plusieurs agents passant à tabac un homme immobilisé. Avant de conclure que « {les Forces de Police Nationale rassurent les populations que ledit agent a été mis aux arrêts de rigueur pour une durée indéterminée} ».
Pas sûr que la suffise à ramener la sérénité auprès des Librevillois qui se plaignent de l’inaction des policiers et constatent chaque jour les bavures de ceux-ci sur des populations pour lesquelles ils sont censés assurer la protection. Une bavure de plus à mettre au compte du nouveau préfet de la police, Jean Germain Effayong Onong, quelques minutes seulement après avoir pris ses fonctions ce même mercredi 25 avril.
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