Disparition mystérieuse de jumeaux morts-nés au Centre hospitalier de Libreville
La capitale gabonaise continue d’être le théâtre d’inquiétants faits divers en série. Après la disparition de 15 élèves dont 4 seulement ont été confirmés par les autorités, voilà que les Librevillois doivent faire face à une double disparition inquiétante. Cette fois, le drame s’est déroulé hier au Centre hospitalier et universitaire de Libreville (CHUL). Une adolescente enceinte de 4 mois et demi a été diagnostiquée en « avortement », a « expulsé » des jumeaux morts-nés l’un après l’autre. Quelques trois heures après cet accouchement, les corps des enfants morts s’étaient volatilisés de l’hôpital public pourtant bien sécurisé.
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Grosse panique depuis vendredi au CHUL. Et pour cause, l’hôpital gabonais a essuyé un nouveau fait divers mystérieux. Une jeune femme de 17 ans habitant à Ntoum, enceinte de jumeaux, a été diagnostiquée comme ayant un « avortement en cours ». Conduit au bloc à 3h10, elle regagne sa chambre autour de 4h du matin. Et seulement quelques heures plus tard, à 7h du matin, les corps des bébés pourtant posés près d’elle, se seraient volatilisés.
Selon le directeur général du CHUL, Éric Augustin Baye, qui a animé ce samedi à Libreville, une conférence de presse face à l’ampleur de cette double disparition inquiétante, « {À 7 heures, au moment du transfert de la patiente vers le service de gynécologie, sa famille va réclamer les deux fœtus. À partir de cet instant, il est constaté la disparition des deux fœtus} ». Ce n’est donc pas le personnel censé assurer la surveillance de la patiente qui ont constaté le disparition des morts-nés mais bien la famille.
Alertées, les autorités du CHUL ont procédé à une fouille systématique dans la salle d’accouchement et sur tout le circuit de traitement des déchets hospitaliers, qui s’est avérée infructueuse. Aussitôt, la police judiciaire a été saisie. « {Suite à cette recherche infructueuse, la Direction générale du CHUL a saisi la police judiciaire pour les besoins d’enquête. L’ensemble des personnels de garde, a été auditionné le vendredi 15 Juin 2018 de 14h à 21h30} », a expliqué le Dr. Baye.
Selon un témoin cité par nos confrères de Gabonactu, la sage femme qui a procédé à l’opération n’ayant pas pu sauvé les bébés, « {elle a demandé à la famille d’apporter un sachet pour mettre les bébés décédés parce que les chauffeurs de taxi refusent généralement de transporter des bébés morts. Elle a laissé le sachet à côté de la maman et s’est rendue vite au chevet d’une autre femme qui accouchait} ».
Ce n’est que plus tard lorsque les parents seraient venus chercher leur fille qu’ils constateront « {que les petits jumeaux ont disparu. Le sachet était introuvable. On a fouillé toutes les poubelles mais rien} », a poursuivi le témoin. Une disparition qui vient de nouveau poser le problème de la sécurité et de négligence dans les hôpitaux publics.
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