Mis en cause dans l’affaire du Kevazingogate, Maganga Moussavou enlève le corps !
L’affaire du Kevazingogate continue de faire trembler la république ou plutôt les personnalités publiques potentiellement impliquées. C’est le cas du Vice-président gabonais, Pierre-Claver Maganga Moussavou, qui a tenu à battre en brèche toutes les rumeurs sur sa supposée implication dans ce dossier explosif. Dans un communiqué de presse parvenu à la rédaction d’Info241, le VPR se lave de tous les soupçons portés contre lui dans cette affaire notamment sur les réseaux sociaux. Pierre-Claver Maganga Moussavou dit être « {reste serein et silencieux} ».
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Le scandale des 353 containers dérobés aux mains de la justice au port d’Owendo fait réagir la Vice-Présidence du Gabon. A travers un communiqué de presse daté du 16 mai, le cabinet de Pierre-Claver Maganga Moussavou a tenu à s’étonner « {de l’insinuation faite nommément sur les réseaux sociaux que le Vice-Président de la République serait la personnalité qui aurait signé, en lieu et place du Président de la République, le document autorisant cette opération} ».
Pour le cabinet de l’ancien maire de Mouila, un tel acte « {s’apparente à un acte de trahison à l’égard du Chef de l’Etat qui l’a nommé d’une part, et de la nation gabonaise d’autre part} ». Chose que le VPR ne saurait se permettre visiblement. Le communiqué profite pour rappeler « {la procédure pouvant amener le Vice-Président de la République à signer tous textes en l’absence du Président de la République et engageant l’Etat et la Nation} ».
{Le VPR brandissant son communiqué sur sa page Facebook}On n’y apprend que le VPR ne peut recevoir une telle habilitation que des soins du {"Directeur de Cabinet du Président de la République ou du Secrétaire Général de la Présidence de la République, après avis préalable du Chef de Département Juridique}". En clair, Pierre-Claver Maganga Moussavou n’aurait pu recevoir une telle mission que des mains de Brice Laccruche Alihanga ou de Jean-Yves Teale. Il ne saurait prendre de lui-même une décision d’une telle nature. Voilà qui en dit long sur les attributs et l’utilité de la Vice-Présidence.
Pour se dédouaner totalement de ces accusations d’implication, le communiqué martèle que même pour présider le conseil des ministres du 16 novembre 2018, ce fut à la Cour constitutionnelle gabonaise qui lui avait attribuer ce pouvoir. Et que « {même en cas d’habilitation, le Vice-Président de la République ne signe que les dossiers qui lui sont soumis par les membres du Cabinet présidentiel instruits du dossier} ». Renvoyant ainsi la balle au cabinet présidentiel d’Ali Bongo.
Pour conclure, le communiqué de la Vice-Présidence est formel : « {le Vice-Président de la République qui ne s’est jamais senti concerné par cette affaire car nullement informé de la saisine de ces 353 conteneurs au port} ». Par voie de conséquence donc, celui-ci « {reste serein et silencieux.Tout en attendant vivement que les auteurs de cette imposture soient sanctionnés avec la plus grande sévérité} ». Voilà qui est dit !
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